Comprendre l’impact des véhicules sur l’environnement
La mobilité joue un rôle central dans notre quotidien et dans l’économie. Cependant, elle est aussi un facteur clé des émissions de gaz à effet de serre (GES). En France, le secteur des transports représente 32 % des émissions nationales de GES en 2022.
Les différents modes de transport ont des niveaux d’impact variables :
- Véhicules légers : 52 % des émissions du transport routier (68,3 Mt CO₂ éq* en 2022).
- Véhicules utilitaires légers (VUL) et poids lourds : 25,3 % des émissions (33,1 Mt CO₂ éq).
- Transports aériens : 12 % des émissions du secteur.
- Transports maritimes : environ 10 %.
Dans un contexte d’évolutions réglementaires et d’innovation, plusieurs solutions permettent aux entreprises et collectivités d’ajuster leur stratégie de mobilité pour allier efficacité et réduction d’impact.
Réduire la consommation de carburant avec des pratiques adaptées
Optimisation de la gestion de flotte
L’utilisation de solutions de gestion de flotte permet de suivre précisément la consommation de carburant et d’optimiser les trajets. Des outils numériques facilitent l’analyse des données et la détection des axes d’amélioration.
📌 Exemple : L’ADEME propose des outils pour analyser les mobilités liées à votre activité : Réaliser un diagnostic de mobilité.
Adoption de l’éco-conduite
Former les conducteurs à des pratiques de conduite plus souples (freinage anticipé, vitesse maîtrisée, usage modéré de la climatisation) permet de réaliser jusqu’à 20 % d’économies de carburant.
Optimiser les trajets et limiter les déplacements inutiles
Planification efficace des itinéraires
Des logiciels spécialisés permettent d’optimiser les trajets en évitant les embouteillages et en sélectionnant les parcours les plus courts, contribuant ainsi à une consommation maîtrisée et à un gain de temps.
📌 Exemple : Des solutions comme le Calculateur Carbone de l’ADEME aident à mesurer l’impact des déplacements.
Télétravail et mobilité hybride
L’intégration du télétravail et du travail hybride dans les organisations contribue à une réduction notable des déplacements domicile-travail, limitant ainsi les émissions liées aux trajets pendulaires.
📌 Exemple : Selon une étude de France Stratégie, 1 jour de télétravail par semaine réduit en moyenne de 271 kg les émissions annuelles de CO₂ par employé (document source : « Les impacts territoriaux du télétravail : angle mort des politiques publiques ? »).
Électrifier la flotte et favoriser les véhicules à faibles émissions
Transition vers des véhicules électriques
Les véhicules électriques offrent une alternative intéressante aux motorisations thermiques, avec un coût d’usage réduit et une empreinte carbone plus faible. En 2024, la France comptait plus d’1,7 million de véhicules à énergies alternatives à l’essence et au diesel.
📌 Aides disponibles : Des incitations financières telles que le bonus écologique et la prime à la conversion permettent d’alléger le coût d’acquisition des véhicules propres.
Véhicules hybrides et biocarburants
L’adoption progressive des véhicules hybrides et le développement de carburants alternatifs (bioGNV, hydrogène) complètent les stratégies de transition.
📌 Exemple : Le programme Objectif CO₂ aide les entreprises du transport routier à mettre en place des plans de réduction d’émissions.
Encourager les véhicules partagés et le covoiturage
Réduction du nombre de véhicules en circulation
- Mettre en place des systèmes pour mutualiser les véhicules pour limiter le nombre de voitures individuels au sein des entreprises et collectivités.
- Inciter au covoiturage entre collaborateurs via des plateformes internes dédiées.
📌 Exemple : L’application Klaxit, soutenue par les collectivités et entreprises, facilite le covoiturage domicile-travail.
Sensibiliser et former les collaborateurs
Accompagner le changement
- Organiser des ateliers de sensibilisation sur les bonnes pratiques en matière de mobilité durable.
- Communiquer régulièrement sur les avancées et bénéfices des nouvelles pratiques mises en place.
📌 Exemple : L’ADEME propose des formations et outils pédagogiques dédiés aux entreprises et collectivités.
Lever les résistances au changement
Le passage à une mobilité plus durable peut susciter des réticences. Parmi les freins les plus courants :
- Habitudes bien ancrées : certains salariés préfèrent leur véhicule personnel.
- Crainte d’un manque de flexibilité : l’autopartage ou les véhicules électriques peuvent sembler moins accessibles.
- Manque d’informations : une communication inadaptée peut ralentir l’adhésion.
Solutions pour accompagner le changement :
✅ Expliquer les bénéfices environnementaux et économiques de la transition.
✅ Associer les collaborateurs au projet en organisant des groupes de travail.
✅ Tester progressivement les nouvelles solutions sur une période définie avant généralisation.
📌 Exemple : Le gouvernement propose des supports pour aider les entreprises qui souhaitent accompagner leurs salariés vers des déplacements alternatifs « Mon entreprise à l’heure des mobilités durables ».
L’ajout d’une dimension engageante avec des initiatives ludiques
Pour renforcer l’implication des collaborateurs et citoyens, de nombreuses collectivités et entreprises organisent des événements et défis autour de la mobilité durable.
Challenges inter-entreprises
Les défis collectifs permettent de stimuler la réduction des émissions et de partager les bonnes pratiques.
📌 Exemple :
- Le Challenge Mobilité organisé par la région Auvergne-Rhône-Alpes.
- L’événement Mai à Vélo, qui encourage l’usage du vélo en entreprise et collectivités.
Expérimentations et tests de solutions
L’organisation de journées de sensibilisation avec essais de véhicules électriques, simulations d’éco-conduite et ateliers pédagogiques permet de rendre les changements concrets et accessibles.
📌 Exemple : La semaine de la mobilité de l’ADEME.
Récompenses et incitations
Mettre en place des systèmes de gratification (avantages fiscaux, prime mobilité durable, reconnaissance interne) encourage l’adoption des nouvelles pratiques.
📌 Exemple : Le dispositif Forfait Mobilités Durables permet aux employeurs de financer les modes de transport alternatifs pour leurs salariés (plus d’infos grâce à cette FAQ).
Conclusion : un impact mesurable et des actions à portée de main
Chaque action compte pour réduire l’empreinte carbone de la mobilité en France. L’adoption d’une flotte plus durable, combinée à des pratiques responsables, permet non seulement de réduire les émissions de CO2, mais aussi d’améliorer la qualité de vie des collaborateurs et de contribuer à une mobilité plus vertueuse.
La mise en place de stratégies adaptées permet :
✅ Une gestion plus efficace des déplacements.
✅ Une réduction progressive des émissions de CO₂.
✅ Une implication renforcée des collaborateurs grâce à des initiatives engageantes.
💡 Agissez dès maintenant !
*🔍 Comprendre le « CO₂ éq » en un coup d’œil
L’abréviation « éq » dans « 68,3 Mt CO₂ éq en 2022 » signifie « équivalent ».
Dans ce contexte, « CO₂ éq » désigne le « dioxyde de carbone équivalent », une unité utilisée pour exprimer l’impact des différents gaz à effet de serre (GES) en les convertissant en équivalent CO₂ selon leur potentiel de réchauffement global (PRG).
Pourquoi utiliser le CO₂ éq ?
Certains gaz à effet de serre, comme le méthane (CH₄) ou le protoxyde d’azote (N₂O), ont un pouvoir de réchauffement bien plus élevé que le dioxyde de carbone (CO₂). En utilisant une unité commune, on peut mieux comparer et additionner leurs effets sur le climat.
Exemple de conversion en CO₂ éq :
- 1 tonne de méthane (CH₄) = 28 tonnes de CO₂ éq (PRG sur 100 ans)
- 1 tonne de protoxyde d’azote (N₂O) = 265 tonnes de CO₂ éq
En résumé, 68,3 Mt CO₂ éq signifie que les émissions des véhicules légers en 2022 ont un impact sur le climat équivalent à 68,3 millions de tonnes de CO₂ pur, en prenant en compte tous les gaz à effet de serre émis par ces véhicules.
Pour aller plus loin
Mobilité professionnelle et RSE
Autopartage en entreprise : qu’est-ce que c’est ?
Autopartage et covoiturage : Quelles sont les distinctions ?