Accueil > Blog > Pourquoi (et comment) mettre en place un pool de véhicules partagés ?

Pourquoi (et comment) mettre en place un pool de véhicules partagés ?

Face à la nécessité d’optimiser la mobilité professionnelle tout en maîtrisant les coûts et en réduisant l’impact environnemental, de plus en plus d’entreprises adoptent le concept de véhicules partagés. Un pool de véhicules permet aux collaborateurs d’accéder à une flotte mutualisée plutôt que d’avoir un véhicule attribué en permanence.

Mais pourquoi mettre en place un tel système et comment le déployer efficacement ?

Pourquoi adopter un pool de véhicules partagés ?

1. Réduction des coûts et optimisation du parc automobile

Le principal avantage du partage de véhicules est la baisse des coûts :

  • Moins de véhicules nécessaires pour couvrir les besoins de l’entreprise.
  • Optimisation du taux d’utilisation, évitant d’avoir des véhicules inutilisés.
  • Réduction des frais fixes (assurance, entretien, stationnement, etc.).

💡 Une étude menée par l’ADEME indique qu’un véhicule partagé peut remplacer jusqu’à 4 véhicules individuels en entreprise.

2. Réduction de l’empreinte carbone

En diminuant le nombre de véhicules en circulation et en favorisant des modèles moins polluants (électriques, hybrides), un pool partagé contribue aux objectifs de mobilité durable et permet de répondre aux réglementations environnementales (ZFE, obligations de verdissement des flottes).

3. Gain en flexibilité et en efficacité

Un système de réservation bien structuré permet aux employés d’accéder à un véhicule en fonction de leurs besoins réels, évitant ainsi le gaspillage et améliorant l’organisation interne.

4. Conformité avec les nouvelles obligations réglementaires

Depuis 2025, la législation impose aux entreprises de plus de 100 véhicules un objectif minimum de verdissement de leur flotte. Le recours à un pool partagé électrifié est une solution pertinente pour atteindre ces seuils sans multiplier les acquisitions.

🔍 Focus sur les quotas de renouvellement

La loi d’orientation des mobilités (LOM) du 24 décembre 2019, renforcée par la loi Climat et Résilience du 20 juillet 2021, fixe des quotas d’acquisition de véhicules à faibles émissions (VFE) et à très faibles émissions (VTFE) pour les flottes des entreprises privées et des entités publiques. Ces quotas s’appliquent lors du renouvellement des flottes de véhicules légers, incluant les voitures particulières (VP) et les véhicules utilitaires légers (VUL).

Quotas pour les entreprises privées :

Les entreprises privées détenant une flotte de plus de 100 véhicules légers doivent respecter les quotas suivants lors du renouvellement annuel de leur flotte :

PériodePourcentage minimal de VFE
2022 – 202310%
2024 – 202620%
2027 – 202940%
À partir de 203070%
Remarque : Les VFE sont définis comme des véhicules émettant moins de 50 g de CO₂/km.

Quotas pour les entités publiques :

Les pouvoirs adjudicateurs et entités adjudicatrices gérant un parc de plus de 20 véhicules doivent, lors du renouvellement de leur flotte, acquérir une proportion minimale de VFE et de VTFE.

Pour l’État et ses établissements publics :

PériodePourcentage minimal de VFEPourcentage minimal de VTFE
Jusqu’à fin 202650%
À partir de 202770%37,4%
Remarque : Les VTFE sont des véhicules dont la source d’énergie est exclusivement l’électricité ou l’hydrogène.

Pour les collectivités territoriales, leurs groupements et leurs établissements publics :

PériodePourcentage minimal de VFEPourcentage minimal de VTFE
Jusqu’à fin 202430%
À partir de 202540%37,4%

Ces obligations visent à accélérer la transition écologique en favorisant l’adoption de véhicules moins polluants dans les flottes publiques et privées.

Pool de véhicule: analyse du besoin, choix véhicules, gestion performante, accompagner les utilisateurs, suivre et faire évoluer

Comment mettre en place un pool de véhicules partagés ?

1. Analyser les besoins et dimensionner la flotte

Avant de lancer un pool de véhicules, il est primordial d’évaluer les besoins de mobilité de l’entreprise afin d’éviter une sous-utilisation ou, à l’inverse, une saturation des véhicules.

Identification des besoins de déplacement

Une étude approfondie doit être menée pour comprendre :

  • Le nombre de collaborateurs ayant des besoins de déplacement réguliers.
  • Les types de trajets fréquents : courts trajets en ville, déplacements interurbains ou missions longues distances.
  • Les horaires et fréquences d’utilisation : certains services ont-ils des besoins spécifiques à certaines heures ?

Audit de la mobilité

Un audit de la mobilité interne permet d’identifier les habitudes des collaborateurs et d’ajuster le nombre et le type de véhicules nécessaires. Cet audit peut inclure :

  • Une analyse des kilométrages parcourus par les collaborateurs en mission.
  • L’évaluation des alternatives existantes, comme les transports en commun ou le recours aux taxis/VTC.
  • La mesure des coûts actuels liés aux déplacements professionnels (indemnités kilométriques, locations ponctuelles, abonnements).

📌 Objectif : Dimensionner la flotte pour qu’elle corresponde aux besoins réels sans engendrer de surcoût.

2. Choisir les véhicules adaptés

Une fois les besoins clairement définis, il est essentiel de sélectionner les véhicules appropriés pour optimiser leur utilisation et minimiser les coûts d’exploitation.

Véhicules électriques ou hybrides

Opter pour des véhicules à faibles émissions permet :

  • De réduire le coût d’usage grâce à une consommation énergétique plus faible que celle des véhicules thermiques.
  • De bénéficier d’aides financières, comme le bonus écologique ou la prime à la conversion.
  • De réduire l’empreinte carbone et de répondre aux exigences de la transition écologique.

Des modèles adaptés aux trajets fréquents

  • Pour les déplacements urbains : des citadines électriques permettent une grande maniabilité, une autonomie suffisante et des coûts réduits.
  • Pour les trajets plus longs : des véhicules hybrides sont recommandés pour assurer une autonomie adaptée.
  • Pour des besoins spécifiques : des véhicules utilitaires légers (VUL) peuvent être intégrés au pool si l’entreprise a des impératifs logistiques.

3. Mettre en place un système de réservation efficace

Une gestion optimisée du pool de véhicules repose sur un système de réservation fluide et accessible.

Mise en place d’un logiciel de gestion

Un outil numérique dédié permet d’optimiser l’utilisation des véhicules en assurant :

  • Une réservation en ligne pour éviter les conflits d’usage et garantir une répartition équitable.
  • Une gestion automatisée des disponibilités, avec des notifications sur l’état des véhicules.
  • Un suivi des kilomètres parcourus, utile pour anticiper la maintenance et suivre les performances environnementales.

4. Définir une politique d’utilisation claire

Pour garantir le bon fonctionnement du pool de véhicules, il est indispensable d’établir des règles d’utilisation précises, formalisées dans une charte interne.

Éléments clés d’une charte d’utilisation :

  • Les conditions de réservation et d’annulation : Qui peut réserver ? Quels sont les délais ? Y a-t-il des règles de priorité ?
  • L’entretien et la restitution des véhicules : Chaque utilisateur doit s’assurer que le véhicule est en bon état après utilisation.
  • L’attribution des responsabilités : En cas d’accident, de panne ou de dommage, quelles sont les démarches à suivre ?

💡 Conseil : Il est utile de prévoir un référent mobilité chargé de répondre aux questions des collaborateurs et de veiller au respect des règles.

5. Accompagner le changement et sensibiliser les collaborateurs

La réussite d’un pool de véhicules partagés repose sur l’adhésion des équipes. Une phase d’accompagnement est donc essentielle.

Informer et former les collaborateurs

  • Organiser des sessions de présentation pour expliquer le fonctionnement du pool et les bénéfices pour l’entreprise.
  • Former les utilisateurs sur l’usage des véhicules électriques (recharge, autonomie, éco-conduite).

Encourager l’adoption du service

  • Mettre en place des incentives pour favoriser l’utilisation du pool, comme des récompenses pour les utilisateurs réguliers.
  • Sensibiliser sur l’impact écologique positif d’un tel dispositif.

Suivre et ajuster la solution

  • Recueillir les retours d’expérience des utilisateurs pour identifier d’éventuelles améliorations.
  • Ajuster la flotte en fonction de l’évolution des besoins (ajout ou suppression de véhicules).

💡 Astuce : Mettre en place un tableau de bord avec des indicateurs clés (taux d’utilisation, économies réalisées, émissions CO₂ évitées) permet de mesurer l’efficacité du dispositif.

Conclusion

La mise en place d’un pool de véhicules partagés constitue une solution efficace pour optimiser la mobilité en entreprise. Elle permet de réduire les coûts, de favoriser la transition énergétique et de s’adapter aux nouvelles réglementations.

Les étapes clés à retenir :

1. Analyser les besoins pour dimensionner la flotte de manière optimale.
2. Choisir les bons véhicules en privilégiant les modèles adaptés aux usages de l’entreprise.
3. Mettre en place un système de gestion performant pour garantir un accès fluide et équitable aux véhicules.
4. Établir une charte d’utilisation pour assurer un fonctionnement clair et structuré.
5. Sensibiliser les collaborateurs et accompagner le changement pour garantir le succès du dispositif.

    🔍 Besoin d’aide pour la gestion de votre pool de véhicules partagés ? Découvrez les solutions sur GéoContact.

    Pour aller plus loin

    Véhicules partagés : 5 problèmes courants (et comment les résoudre)
    4 étapes clés pour mieux gérer les véhicules de service dans les structures publiques
    Pool et flotte de véhicules : quelle différence ?

    Vous souhaitez recevoir des informations pertinentes une fois par mois en moyenne ?

    Inscrivez-vous à notre newsletter !

    Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.