Dans de nombreuses entreprises et collectivités, la flotte automobile est souvent perçue comme un gage d’efficacité. Mais face aux évolutions réglementaires, aux nouvelles mobilités et à la pression budgétaire, une question se pose : disposez-vous vraiment du bon nombre de véhicules professionnels ?
Une flotte trop étendue entraîne des coûts inutiles, une gestion complexe et un impact environnemental plus élevé. Et si l’optimisation et le partage étaient les solutions pour une gestion plus efficace et plus responsable ?
Une flotte trop grande : quels sont les vrais impacts ?
Des coûts sous-estimés
Chaque véhicule représente un coût direct (achat, location, carburant, entretien) mais aussi des coûts cachés :
- Temps perdu dans la gestion des clés et des disponibilités.
- Véhicules peu utilisés mais nécessitant assurance et maintenance.
- Stationnement et infrastructure sous-exploités.
💡 Exemple concret :
Une entreprise possédant 50 véhicules constate que 30% roulent moins de 5 000 km/an.
Résultat : ces véhicules coûtent plus qu’ils ne rapportent en service rendu.
Connaissez-vous le syndrome de l’iceberg ?
On a tendance à visualiser plus facilement certains coûts aux détriments d’autres postes de dépenses…

Un impact environnemental évitable
Un parc sous-utilisé génère des émissions inutiles. Avec la transition écologique et les obligations de verdissement des flottes (au moins 20% de véhicules à faibles émissions dès 2024 pour les entreprises de plus de 100 véhicules, source : écologie.gouv.fr), il devient essentiel de rationaliser l’usage des véhicules.
Un modèle de mobilité dépassé ?
Le véhicule de fonction, autrefois essentiel pour attirer et fidéliser les talents, perd de son attrait face aux évolutions fiscales, sociétales et environnementales.
Entreprises : Maintenir une flotte importante devient coûteux
- 🔺 Fiscalité accrue : Avec les malus, les taxes et la réduction du bonus, les charges des véhicules professionnels augmentent.
- 🔺 ZFE et renouvellement forcé : Les restrictions pour les véhicules polluants imposent un renouvellement coûteux vers des modèles à faibles émissions.
- 🔺 Moins attractif pour les salariés : Le véhicule de fonction séduit moins face aux alternatives de mobilité durable.
Collaborateurs : Les salariés revoient aussi leurs priorités
- 🔻 Charges supplémentaires : Les nouveaux calculs des AEN alourdissent les coûts pour les bénéficiaires.
- 🔻 Préférence pour le FMD : Le Baromètre Forfait Mobilités Durables 2024 précise : Pour les entreprises ayant déployé le FMD, 50% des salariés en sont bénéficiaires.
- 🔻 Conscience écologique : De plus en plus de salariés refusent le véhicule de fonction pour privilégier des solutions durables.
Vers une mobilité plus flexible
Les solutions de mobilité partagée répondent à ces nouveaux enjeux :
- Pools de véhicules partagés : Flexibles et économiques.
- Véhicules électriques en pool : Faciles à tester sans engagement personnel.
- Mobilité douce : Vélo, covoiturage et transports en commun réduisent l’empreinte carbone.
👉 Moins de véhicules, mais mieux utilisés : une approche adaptée aux besoins actuels.
Faut-il vraiment autant de véhicules ?
Audit et analyse des usages
Avant de réduire une flotte, il est essentiel d’analyser son taux d’occupation réel :
- Combien de véhicules roulent quotidiennement ?
- Quels sont les trajets et leur fréquence ?
- Y a-t-il des pics d’utilisation ou des périodes creuses ?
🔍 Bonnes pratiques :
📌 Suivre les kilomètres parcourus et les temps d’utilisation.
📌 Identifier les véhicules les moins utilisés et les coûts associés.
📌 Évaluer les alternatives : mutualisation, location ponctuelle…
Un véhicule par collaborateur : encore pertinent ?
Beaucoup d’entreprises attribuent des véhicules de fonction qui restent stationnés la majeure partie du temps. Pourtant, des solutions existent :
- Véhicules mutualisés pour les trajets professionnels ponctuels.
- Indemnités kilométriques pour les usages personnels, réduisant ainsi la flotte.
- Mise en place d’un système de réservation pour une meilleure gestion.
🔍 Comparaison du coût total d’un VP thermique : 25 000 km/an vs 5 000 km/an
Selon les chiffres de l’Arval Mobility Observatory (TCO Scope 2024)
Données de base pour un véhicule roulant 25 000 km/an :
- PRK moyen (Prix de Revient Kilométrique) : 0,371 €/km TTC
- Kilométrage annuel : 25 000 km
- TCO annuel (coût total après IS) : 37 094 € sur 4 ans
- TCO annuel (calculé) : 9 273 €/an
Nouvelle estimation pour un véhicule roulant 5 000 km/an
Le coût d’un véhicule n’est pas strictement proportionnel au kilométrage. Certains coûts sont fixes (ex : financement, assurance, taxes), tandis que d’autres varient avec l’usage (ex : carburant, entretien). Nous appliquons ici une pondération adaptée :
Poste de coût | Part dans le TCO (25 000 km/an) | Coût annuel à 25 000 km | Hypothèse de réduction | Coût annuel estimé à 5 000 km/an |
Financement (dépréciation, frais financiers) | 43 % | 4 389 € | 🔴 Fixe | 4 389 € |
Énergie (carburant) | 22% | 2 100 € | 🔽 Réduction proportionnelle (-80%) | 420 € |
Charges fiscales et sociales (TVU, amortissements, charges sociales) | 18% | 1 669 € | 🔴 Fixe | 1 669 € |
Entretien, pneumatiques, assurance | 17% | 1 575 € | 🔽 Réduction partielle (-50%) | 787 € |
Total TCO annuel estimé | 100% | 9 273 € | 7 265 € |
Résultat : un coût de 7 265 €/an, même avec un faible roulage
💡 Conclusion :
Un véhicule roulant 5 000 km/an coûte encore plus de 7 000 € par an, principalement en raison des coûts fixes (dépréciation, taxes, assurance).
L’optimisation grâce aux véhicules partagés
Moins de véhicules, plus d’efficacité
Un pool de véhicules partagés permet de réduire le nombre de voitures tout en garantissant la disponibilité pour les collaborateurs.
📌 Avantages :
- Moins de véhicules = réduction des coûts fixes.
- Un meilleur suivi grâce à une plateforme de gestion.
- Un taux d’utilisation optimisé = flotte plus rentable.
Comment passer à l’action ?
1. Étudier l’utilisation actuelle → Identifier les véhicules peu utilisés.
2. Mettre en place un système de gestion → Plateforme de réservation, suivi des usages.
3. Optimiser le dimensionnement → Adapter le nombre de véhicules aux besoins réels.
4. Encourager l’usage du pool → Sensibilisation et accompagnement au changement.
Conclusion : vers une mobilité plus intelligente
Réduire sa flotte ne signifie pas limiter la mobilité des équipes, mais l’adapter aux nouveaux besoins et aux réalités économiques et écologiques. Les véhicules professionnels doivent être une ressource optimisée et non une contrainte budgétaire.
- Moins de véhicules, plus d’efficacité.
- Moins de coûts, plus de flexibilité.
- Moins d’émissions, plus de conformité réglementaire.
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Pour aller plus loin
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